Posté le 04.05.2008 par badrryadi
Jean Dejeux, père blanc, chargé de cours influent dans le monde de la littérature maghrébine est décédé il y a quelques années.
Dans un article universitaire : « la littérature féminine de la langue française au Maghreb », il se fait critique littéraire pour chacune des auteurs algériennes, tunisiennes et marocaines.
« Je suis au port tant désiré, Paris. Je suis engagée dans une entreprise très belle : trouver mon identité. » : telle est la citation qu’il choisit pour « Le voile mis à nu » de Badia Hadj Nasser.
L’héroïne, Yasmina, rencontre son frère Farid à Paris :
« À cause du handicap de ma séquestration, il ne pensait pas que je serais capable de me débrouiller. Nous parlons lui et moi de la vie à Paris. Nous avons parlé de l’absence de tout repère ici, hormis la langue. Je suis au port tant désiré, Paris. Je suis engagée dans une entreprise très belle : trouver mon identité. J’ai toujours été la fille de quelqu’un ou la femme de quelqu’un. C’est ce que je lui ai dit. Farid est irrité par ma frivolité. Je l’ai
appelé monsieur le dogmatique. »
« C’est ce que je lui ai dit… » Yasmina trouve le courage de parler ainsi à son frère.
Sur un mode plus intellectuel, plus détaché, elle aurait pu répondre à son frère de la manière suivante :
« On parle toujours de l’identité au singulier, et souvent en termes de quête. ‘Je cherche mon identité’, comme si elle s’était perdue quelque part, comme si c’était un objet fixe et bien défini. On essaie de figer l’identité des personnes, mais aussi des nations. Or, définir les critères d’une identité, c’est aussi un moyen d’exclure ceux qui ne s’y conforment pas. Se replier sur ce que l’on croit être son identité, qu’elle soit nationale, régionale ou personnelle, est souvent le meilleur refuge de la xénophobie, un simple prétexte pour exclure l’autre. Ce faisant, on oublie qu’une identité est toujours un composite de plusieurs identités, que pour me définir j’ai besoin de passer par une confrontation avec l’autre qui me transforme et m’enrichit. Que, la vie étant un chemin, mon identité peut être amenée à changer dans le temps . Je ne suis pas aujourd’hui celle que j’étais hier. L’incertitude est une richesse. »
Ce texte a été écrit par Omar Berrada pour sa présentation du Salon international du livre de Tanger 2008 qui avait pour thème : « Identités fugitives ».
[SIZE=14][FONT=Arial]
Posté le 20.04.2008 par badrryadi
Ce qui est remarquable à Tanger, c’est l’usage de plusieurs langues.
Dans une conversation entre amis ou même en famille il n’est pas rare d’entendre les uns parler en français, les autres en arabe ou en anglais. Je connais même des personnes dont les parents sont arabophones ou francophones, qui ne s’expriment qu’en espagnol quelque soit la langue choisie par son interlocuteur.
Un détroit bien mince sépare L’Espagne du Maroc, un couloir suffisamment étroit pour laisser passer les ondes hertziennes émises par les télés espagnoles.
L’église espagnole, le théâtre Cervantès, la Espagnola , la plaza de torro et l’unique arêne d’Afrique sont autant de marques historiques et culturelles dans le territoire tangérois.
« Ainsi, à la veille de l’indépendance, d’après M. García, la communauté espagnole au Maroc comprenait près de 150.000 personnes. 80.000 vivaient dans la zone du nord, 20.000 à Tanger, tandis que dans la zone française résidaient quelque 50.000 Ibériques, parmi lesquels 40.000 pour la seule ville de Casablanca. » Mouna Izddine de Maroc Hebdo.
Beaucoup d’européens se sont insallés au Maroc au vingtiéme siècle et la relation entre les marocains et les espagnols me parait être la moins clivante.
De mon point de vue, Les espagnols ont su tisser des liens moins distanciés. La création de club de football, le regroupement de foules populaires dans l’arêne en sont deux exemples.
A cet égard, je remercie, le site widad-tanger.com/ pour ses « logos des clubs disparu à Tanger et Tetouan »
Le site de référence pour la communauté espagnole de Tanger est incontestablement :
http://www.tangerjabibi.com/
C’est un site de grande qualité organisé par plus de vingt personnes, chacun dans son domaine. Production, réalisation, photo, vidéo, traduction etc…
Ce site fonctionne comme un club dans lequel vous pouvez vous inscrire si vous avez un intérêt affectif particulier pour Tanger.
Posté le 23.03.2008 par badrryadi
Une pop star a disparue.
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Samy el Maghribi est décédé Dimanche 09 Mars 2008 à Montréal à l’âge de 86 ans.
Samy El Maghribi est né en 1922 à Safi.
C’est à Rabat dès l’âge de quatre ans qu’il s'imprégnera des musiques de son pays, le Maroc.
Il existe une multitude de musiques au Maroc selon les régions.
Samy El Maghribi sera capté par la musique andalouse et son premier instrument sera l’oud.
L'oud est un instrument de musique à corde que l’on retrouve sur un long territoire qui va de l’Arménie au Maroc. L’oud, sous le nom de luth en France est un terme arabe signifiant bois, on retrouva cet instrument dans un temple babylonien, celui du sixième roi Hammurabi qui régna il y a 3800 ans.
Samy El Maghribi se perfectionnera à cet instrument au Conservatoire de musique de Casablanca et complètera sa virtuosité auprès des maîtres de musique andalouse les plus réputés.
Lui-même enrichira le patrimoine de la musique traditionnelle marocaine, notamment le Malhoun, héritage de la civilisation Sévillane et Grenadine du XVe siècle.
Samy el Maghribi est de la même génération que l'autre célèbre chanteur algérien Salim Hilali qui dirigeait " Le coq d'or ", un music-hall « oriental » de l'ancienne médina de Casablanca.
Sa rencontre avec Salim Hilali est surement déterminante dans sa vie d’artiste.
En 1948, Samy el Maghribi est un des premiers artistes marocains à enregistrer.
Houcine Slaoui, autre chanteur populaire dans un genre différent enregistre à la même époque et connait lui aussi un succès. Ce chanteur marocain introduira dans sa musique de nouveaux instruments de musique comme la clarinette ou l’accordéon.
De 1950 à 1954 Samy el Maghribi , homme d’une grande érudition musicale et poétique donne à ses nouvelles compositions, un genre populaire que l’on peut aussi qualifier de moderne.
« Du chant religieux, il passera à la chanson traditionnelle où il chantera les délices de l’amour et la beauté de la bien-aimée : «Kaftanak Mahloul alalla…» (Ô celle au caftan ouvert !). » (http://www.aujourdhui.ma/culture-details60366.html)
Le succès est au rendez-vous et suscite une grande admiration du public marocain et sa consécration en tant qu’artiste national.
Il poursuit sa carrière à Paris et crée sa propre marque de disques, Samyphone
En 1960, Sami El Maghribi émigre au Canada. En 1967 il devient rabbin.
Rendons hommage à la chaine marocaine 2M et à son émission « Chada El Alhan » qui nous a permis de réentendre sur un média marocain cette figure emblématique de la chanson marocaine.
B.R
http://www.dailymotion.com/relevance/search/samy%2Bel%2Bmaghribi/video/x4g3cb_samy-el-maghribi-et-hadj-ahmed-piro_music
Posté le 17.02.2008 par badrryadi
En este número: una entrevista con la escritora marroquí Badia Hadj Nasser, cuya peripecia vital y creativa prueban que el presente no es más que el lugar en el que conviven pasado y futuro; Agustín Fernández Mallo nos regala un hipertexto en el que palabra e imagen convergen para configurar una singular estampa de Brooklyn; entrevistamos al narrador argentino Damián Tabarovsky y nos introducimos en el universo gráfico del ilustrador Luis Scafati, cuya relectura de Drácula (Libres del Zorro Rojo) llegó a nosotros hace unos meses.
Para terminar, un e-mail from Nueva York, de parte de Carmen Boullosa, révision de blogs, la columna de Alfons Cervera y la critica literaria ejercida en el Quirofano.
Jaime Rodríguez Z.
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Posté le 01.01.2008 par badrryadi
Si vous allez à Barcelone, arrêtez-vous à la librairie Baibars
Le roman de Baibars s'inspire d'un personnage historique, un sultan mamelouk qui régna sur Le Caire et Damas au XIIIe siècle, On pouvait entendre les histoires du roman de Baibars dans les cafés d’Alep, en Syrie ou du Caire en Égypte.
Ce roman anonyme a été publié en français aux Éditions Actes Sud, Collection Babel, 1999, ISBN : 2742717684
Revenons à Barcelone, au 337 rue Muntaner .
L’accueil y est chaleureux. On y parle catalan, castillan, mais aussi français.
La propriétaire de ce lieu, Mercedes, vit avec un français parisien qui pourra aussi vous parler en arabe.
C’est un lieu ouvert à la diversité culturelle. C’est un carrefour de plusieurs langues et de plusieurs cultures ; à l’image de cette ville qu’est Barcelone.
Mercedes vit dans ce monde du livre et de l’édition depuis toujours. Sa famille y consacre sa vie depuis plusieurs générations.
La maison d’édtions SIRPUS est dirigée par sa sœur Ana.
Lors du dernier salon du livre de Barcelone, le 5 Octobre, Ana Zendrera Zariquiey est intervenue sur le thème :
« Lectura fácil y otras propuestas de lectura como medio de considerar y de comprender la diversidad cultural y construir puentes entre culturas y países »
En français
« Lecture facile et autres propositions de lecture comme moyen de considérer et de comprendre la diversité culturelle et construire des ponts entre des cultures et des pays »
Je vous propose deux extraits :
Dans un premier temps Ana pose le problème du point de vue d’un intellectuel catalan :
« Norbert Bilbeny croit que la violence est le résultat d'une grave maladie d'aujourd'hui : l'intolérance. L'intolérance est l'incapacité de se mettre dans le lieu de l'autre. Quand il est connu, on comprend la réalité de l'Autre et quand on se considère comme l'existence d'une pluralité culturelle, on apprend à être tolérant. La liberté est d'avoir la possibilité de choisir, de penser, contrairement au totalitarisme, à l'intolérance. »
Extrait WIKIPEDIA :
Norbert Bilbeny i García (Barcelona, 1953) es catedrático de ética en la Universidad de Barcelona y escritor catalán. Ha trabajado como investigador o profesor invitado en diferentes universidades de todo el mundo (Berkeley, Toronto, Chicago, México). Su especialidad son las relaciones interculturales, la ética de la ciudadanía y el cosmopolitismo.
Ha escrito numerosos libros en catalán y en español, algunos de los cuales son referencia en la materia que tratan. Ha sido articulista ocasional de los diarios Avui y La Vanguardia.
Dans ce deuxième extrait Ana aborde le thème de son point de vue d’éditrice :
« Le livre est un instrument, un fil conducteur qui nous se met en rapport avec l'Autre. La lecture est un acte solitaire que nous pouvons partager malgré tout avec les autres. La lecture peut, de plus, nous faire comprendre l'Autre dans toute sa dimension La lecture est comme un voyage, un chemin qui nous conduit vers l'Autre. Nous nous mettons en contact avec d'autres peuples, d'autres paysages, d’autres personnes en les voyant depuis un nouvel angle. Nous pourrons vivre d'autres vies, nous mettre dans le lieu de l'autre, partager des lieux inconnus pour nous, vivre d'autres quotidiennetés et d'autres réalités, si nous nous laissons transporter par la lecture, si nous ne nous opposons pas, si nous ne nous résistons pas à elle. Quand nous fermons le livre, nous observons qu'il y a ici, en dehors de la lecture un autre « je » qui peut vivre d'autres choses. Le fait de se rendre compte de ces deux « moi » différents, et de reconnaître qu'il y a des pensées et des vies différentes à travers les livres, est déjà un bon exercice de compréhension de l'autre et de tolérance. Il est clair que les livres ne sont pas la seule méthode pour comprendre la diversité, mais peuvent être très importants pour présenter aux lecteurs ce qui est différent à nous. et dès notre enfance il peut être appris à être mis dans le lieu de l'autre. »
Posté le 25.12.2007 par badrryadi
Lola López Enamorado est depuis plusieurs années professeure de langue et de littérature à l’université de Séville.
Elle est l’auteure de plusieurs ouvrages.
Deux livres sur les contes populaires marocains.
« Cuentos populares marroquíes. » Madrid : Alderabán, 2000. (ISBN : 84-88676-85-9)
Et
« Cuentos en la "Yemá el-Fná". » Sevilla: Fundación de las Tres Culturas, 2003. (ISBN : 84-932549-4-0)
En 2004, Lola López Enamorado publie un livre remarquable sur l’histoire de Larache.
« Larache a través de los textos. Un viaje por la literatura y la historia » Sevilla: Junta de Andalucía-Consejería de Obras Públicas y Transportes (ISBN: 84-8095-372-1)
Elle y met en relief la dimension de cette ville importante du Nord du Maroc, importante par son histoire et les personnalités qui y ont séjourné.
C’est un livre de référence indispensable qui mériterait d’être traduit en arabe et en français.
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Lola López Enamorado a présenté « El velo al desnudo » de Badia Hadj Nasser lors de la signature de son roman à la FNAC de Séville le 13 décembre dernier.
Je vous propose un extrait de son intervention :
« …En un argumente ágil, vertiginoso a veces, el lector acompaña a la protagonista, a Yasmina, en su ir y venir entre Paris y Tánger, entre Francia y Marruecos.
Y recorremos juntos la historia del desarraigo de esa mujer marroquí en París, y su sentimiento, siempre palpable, de pertenecer a las dos culturas y, a la vez, no pertenecer a ninguna.
Es también una lucha interna entre la tradición y la revolución, la modernidad. Yasmina se refugia en la tradición, y la elogia, a la vez que huye de ella y la critica ferozmente. Este libro es un testimonio de resistencia en el que se mezcla un sentimiento permanente de lucha :
"¡Tierra de islam! Siento claustrofobia. Cada vez que tengo que ponerme el velo, se me corta la respiración, me ahogo. Aunque la mordaza esté exquisitamente bordada y perfumada, me ahogo"….»
Posté le 07.12.2007 par badrryadi
El Velo al desnudo est en vente dans les librairies espagnoles, argentines et françaises
Badia Hadj Nasser
“EL VELO AL DESNUDO”
Novedad
ALCALÁ GRUPO EDITORIAL
ISBN 978-84-96806-21-1
Depósito legal J-566-2007
208 páginas
RESEÑA DE LA OBRA
En línea con su época, nos hallamos ante una novela del tiempo reencontrado en la que la vida se consuma lejos de los estereotipos. Este libro es un testimonio de resistencia en el que se mezcla un sentimiento permanente de lucha. La historia comienza con la descripción de una sociedad: la de la burguesía marroquí de Tánger. La alumna, la pequeña Yasmina, se mueve entre la casa tradicional y la escuela que le enseña un ideal de libertad. La escritora Badia Hadj Nasser nos conduce, como en un vaivén, entre la apología de la transmisión oral de la memoria y el aprendizaje de la libertad individual.
RESEÑA DE LA AUTORA
Badia Hadj Nasser, psicoanalista y escritora, vive entre París y Tánger. Como especialista clínica participa en trabajos de investigación, destacando los dedicados a Las Mil y Una Noches publicados en Cuerpo escrito, la Arabia feliz, PUF. Ha publicado un texto titulado: La fascinación de la virginidad y su resonancia en el cuerpo de las mujeres emigradas en Espacio-tiempo yHuellas del exilio, Grenoble, El Pensamiento Salvaje. Actualmente está escribiendo una nueva novela con Tánger como marco de fondo.
Espana :
http://www.alcalagrupo.es/catalog/featured_products.php
http://www.alcalagrupo.es/catalog/product_info.php?cPath=25&products_id=190054&osCsid=647216bb129bf0bb2e3a4b84342a012d
http://www.cervantes.com/principal.cgi?pagina=buscar.cgi&tipo=0&afiliado=&autor=Nasser,+Badia+Hadj&e=1
http://fr.agapea.com/buscador/buscador.php?idc=&texto=El+velo+al+desnudo
http://www.babellibros.com/html/libro.php?codigo=LH900030019
http://www.libreriacompas.com/verlibro.php?isbn=84-96806-22-7
http://www.libroscentral.com/
http://www.crisol.es/articulo.php?id=481633
http://www.casadellibro.com/busquedas/quickResults2/0,,El%20velo%20al%20desnudo,00.html?buscar=El+velo+al+desnudo
http://www.calamo.com/?cat=-5http://www.abebooks.com/servlet/SearchResults?an=Badia+Hadj+Nasser&sts=t&tn=El+velo+al+desnudo&x=50&y=16
http://www.iberlibro.com/servlet/SearchResults?an=Badia+Hadj+Nasser&sortby=3&sts=t&tn=El+velo+al+desnudo&x=50&y=10
http://www.ojanguren.com/
http://www.paradox.es/L978-84-96806-22-1_velo-al-desnudo-el.html
http://www.abebooks.com/servlet/SearchResults?an=Badia+Hadj+Nasser&sts=t&tn=El+velo+al+desnudo&x=50&y=16
http://www.priceminister.es/navigation/se/category/219241/kw/El+velo+al+desnudo
Libreria Baibars
Calle Muntaner, 337 Barcelona
Librería Beta
C. Córdoba de Veracruz, 2 Córdoba.
Casa del Libro
Gran Vía. Madrid
FNAC
Av. de la Constitución, 8. SEVILLA
Argentina :
http://www.prometeolibros.com/MainSite/Libro.php?IdLibro=381618&PHPSESSID=1aa3fbba9b0a72a4acd8fbdfce8b48af
http://www.muchoslibros.com/paginaBusqueda.do?txtTitulo=&txtAutor=&nombrePagina=Temas&cod_pais_header=&comboPaisesHeader=FR&buscarPor=titulo&txtBusqueda=El+velo+al+desnudo
Francia :
http://worldcat.org/oclc/180755887&referer=one_hit
http://www.editions-harmattan.fr/index.asp?navig=catalogue&obj=result
L'HARMATTAN
16 rue des écoles
75005 Paris
Téléphone : 01 40 46 79 11
Posté le 19.08.2007 par badrryadi
Photo de Hamri parlant d’une de ses œuvres à BHN.
Le romancier américain. William S. Burroughs, né le 5 février 1914 à Saint Louis (Missouri), est décédé à Lawrence (Kansas) le 2 août 1997.
Il s’agit donc du dixième anniversaire de son décès et à cette occasion, je me permets de vous signaler les sites suivants :
Evene l’un de mes sites favoris rend hommage à « L’exclus des standards sociaux américains» par l’article de Thomas Flamerion
http://www.evene.fr/livres/actualite/portrait-burroughs-festin-nu-beat-generation-902.php
La contribution de Maxence sur le site
http://livres.fluctuat.net/blog/16173-william-burroughs-la-metamorphose.html
J’y ai trouvé une excellente critique de « Lettres » publié chez Bourgois. Une critique de quelqu’un qui aime la littérature et sait le faire partager.
« …. il préféra les aléas de l'errance…. il préféra la fréquentation des drogués et des marginaux... »
Daniel Milan nous apprend que Burroughs aurait le général Lee comme ancêtre
Sur le site
http://www.legraindesable.com/html/burroughs.htm
Enfin Allocine.fr donne une filmographie. Je vous renvoie à la fiche du « Festin nu » dont l’adaptation a été réalisée par David Cronenberg.
http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=470.html
J’ai également un enregistrement, celui de deux artistes tangérois :
L’écrivaine Badia Hadj Nasser et le peintre Mohamed Hamri.
http://www.cmooa.com/detailouver.php?ref=62&id=1411&nom=Mohamed%20HAMRI%20(1932-2000)
Ils y évoquent leurs liens avec William S. Burroughs, mais aussi Brian Gysin et Paul Bowles.
La discussion se déroule à Tanger dans deux lieux que Badia Hadj Nasser et Mohamed Hamri affectionnent : Le café de Paris et les jardins de l’hôtel El Minzah.
Le peintre et l’écrivaine se parlent en arabe. L’enregistrement a eu lieu peu avant le décès de monsieur Mohamed Hamri en l’an 2000.
Je dois donc avant tout convertir ces cassettes audio sous la forme MP3. Si quelqu’un acceptait de me renseigner à cet égard sur la meilleure façon d’opérer, je le remercie vivement par avance.
Les deux artistes tangérois confrontent leurs souvenirs de ces trois figures mythiques du 20ème Siècle que sont William S. Burroughs, Brian Gysin et Paul Bowles.
La discussion entre Badia Hadj Nasser et Mohamed Hamri se déroule à bâton rompu et sur plusieurs jours. Ils confrontent leurs souvenirs personnels mais aussi évoquent les œuvres de William, Brian et Paul. Ils s’attardent notamment sur le rôle que la ville de Tanger et les habitants de Tanger ont joué dans l’œuvre de S.Burroughs, Gysin et Bowles.
Cette tentative d’explicitation s’appuie sur les souvenirs que chacun d’eux conserve de la fréquentation de S.Burroughs, Gysin et Bowles.
L’intérêt de ce document sonore réside dans les faits suivants :
Tanger est le lieu de rencontres Nord Sud.
Pour la première fois, à ma connaissance, deux artistes tangérois émettent leur avis sur le rôle que la cité du détroit a joué dans cette aventure majeure du 20ème Siècle dont William S. Burroughs, Brian Gysin et Paul Bowles ont été les initiateurs et les acteurs. L’enregistrement rend compte de comment ont été perçu les liens des trois continents dont Tanger a été le théâtre.
Dans le minuscule espace du Dean’s Bar, par exemple, l’Afrique, l’Europe et l’Amérique s’y sont côtoyé.
Badr Ryadi
[url] http://www.evene.fr/livres/actualite/portrait-burroughs-festin-nu-beat-generation-902.php[/url]
Posté le 22.06.2007 par badrryadi
Vient de paraître un recueil intitulé : « Tanger : regards croisés ». Il est écrit en anglais, arabe, espagnol et français. Ce recueil a été édité pour soutenir la candidature de Tanger à l’exposition universelle 2 012.
"50 textes d’auteurs Tangérois expriment l’amour de Tanger et le soutien pour l’organisation de l’Exposition internationale de 2 012. "
Les ventes du livre (50 DH # 5 euros) seront reversées au Centre éducatif pour enfants autistes de Tanger (C.E.N.D.I.S.).
Pour commander le livre, vous pouvez vous adresser à:
Librairie Page et plume. 3, rue Hariri. Tanger.
Tel : +212 (0) 39 32 03 15
Fax : +212 (0) 39 32 03 16
E-mail : pageetplume@menara.ma
Posté le 18.05.2007 par badrryadi
J’aimerais vous présenter l’écrivaine Badia Hadj Nasser et son roman publié en France. : « Le voile mis à nu ».
En ligne avec son temps, roman du temps retrouvé où s’accomplit la vie loin des stéréotypes, le livre est un témoignage de résistance où se mêle un sens du combat permanent. Une histoire de révolte, d'insoumission à l'ordre dit "établi".
« ... Je suis claustrophobe. Chaque fois qu’il s’agit de mettre le voile, ma respiration se perd, je suffoque. Le bâillon a beau être parfumé, brodé, je suffoque. »
Le roman débute par la description d'une société : celle de la bourgeoisie marocaine de Tanger.
L’élève, la petite Yasmina, circule entre la maison traditionnelle et l’école française qui lui enseigne un idéal de liberté.
L’écrivaine Badia Hadj Nasser nous amène dans un va-et-vient entre l’apologie de la transmission orale de la mémoire et l’apprentissage de la liberté individuelle.
Yasmina Cheikh, personnage central du roman « Le voile mis à nu » passe d’un monde à l’autre. Venue à Paris elle tente d’adopter une époque, celle née des années 68. La jeune femme vogue dans la société occidentale avec une absence de repères, tiraillée entre deux mondes. Les tensions de la rencontre dans les rapports amoureux entre hommes et femmes, femmes et femmes, hommes et hommes s’affirment et s’affûtent à travers le texte écrit par Badia Hadj Nasser.
Badr Ryadi
Trouvé sur wikipedia :
Badia Hadj Nasser, psychanalyste-écrivain, vit entre Paris et Tanger. Auteure du roman Le voile mis à nu, éditions Arcanteres. Clinicienne, elle participe à des travaux de recherche, notamment sur "Les Mille et Une Nuits" publiés dans « Corps écrit, l'Arabie heureuse », PUF, 1989. Elle publie un texte intitulé : « La fascination de la virginité et sa résonance dans le corps des femmes immigrées » dans « Espace-temps et Traces de l'exil », Grenoble, La Pensée Sauvage, 1991. Elle se consacre actuellement à un nouveau roman dont le cadre est Tanger.
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Le voile mis à nu, a été accueilli par des critiques élogieuses .
Al Yom Assabeh
" La romancière marocaine Badia Hadj Nasser décrit le monde secret de la femme....."
Les cahiers du GRIF, Bruxelles
"L’idéologie de l'amour aliène différemment (mais tout autant) les femmes musulmanes et les européennes......."
Le Gai Pied
"Parfums, souvenirs indélébiles, et la course vertigineuse d'une civilisation à l'autre...."
Jeune Afrique
"Une expérience de femme perdue dans un océan de réalités contradictoires......."
Le Monde
"Coexistence d'un univers masculin et d'un univers féminin irréductibles dans leur différence...."
Radio Beur
"Yasmina va s'acheminer vers une tragique absence : celle de son identité...."
Virginie Lauroua. Université de Poitiers
« Leila Houari et Badia Hadj Nasser ouvrent la voie à une littérature écrite par des femmes en cohésion profonde avec leurs revendications politiques et sociales . »
Jacques Chevrier. Pouvoir, sexualité et subversion dans les littératures du Sud. Revue des littératures du Sud. "Il est clair que la sexualité constitue aujourd'hui l'un des thèmes dominants de la plupart des textes majeurs de ces dernières années, que ce soit les œuvres de Sony Labou Tansi, Calixthe Belayan, Rachid Boudjedra ou Badia Hadj Nasser.... "
Mots pluriels. University of Western Australia (Australie)
"L'incroyable fortune d'un genre sans racines : esquisse d'une problématique de l'autobiographie de langue française au Maroc"
Mercedes Del Amo La creación literaria de las mujeres magrebíes Granada Universidad (España)
"Con mayor rebeldía escribe la autora marroquí Badia Hadj Nasser su novela Le voile mis à nu, novela que ha sido considerada por la crítica como la más
audaz de toda la novelística marroquí.La experiencia personal también las lleva a escribir de un tema de máxima actualidad, como es la visión que las mujeres tienen de la emigración y del exilio."
Dr Kamal Salhi
University of Leeds, Department of French, United Kingdom
" This is a clear study of one of the least accessible masters of North African literature of women.Written in French and set in the context of the complex Moroccan society, the novel offers a feminine perspective, liberal in its fervor and lucid in its objective"
Najib Redouane « Violence et éclatement des tabous dans Le Voile mis à nu de Badia Hadj Nasser ».
Dans « Parcours féminin dans la littérature marocaine d’expression française » de Yvette Bénayoun-Szmidt et Najib Redouane Edition La source, Toronto (Canada)
« Roman le plus audacieux parce que dans la société marocaine où le rôle de la femme est généralement passif, la décision de prendre la plume apparaît provocatrice. Non seulement écrire c’est agir, s’affirmer, mais c’est surtout le contenu de cet écrit caractérisé par une violence du texte et par un langage explicite qui peut être dangereux ; il risque de « troubler la fête patriarcale ». En fait, en multipliant les dérives sexuelles de ses protagonistes, en posant sur le monde, sur les êtres, sur l’amour, sur la sexualité, le regard des femmes, s’exprimant à travers leurs valeurs et leurs désirs, Badia Hadj Nasser, femme écrivaine marocaine, s’affiche différente et en quelque sorte hors normes. C’est un roman qui prend en charge l’écriture de la violence, du « Je » contestataire qu’il cherche à transmettre, à susciter. Un roman contre le pouvoir suprême et par extension contre toute autorité individuelle ou sociale. Il révèle un mécanisme de frustration dont l’origine se situe dans les barrières qu’élève le pouvoir religieux et politique ainsi que les limites imposées à la quête érotique des femmes. »
Jean Dejeux
« La littérature féminine de langue française au Maghreb » Paris, Karthala.
« Le roman le plus audacieux de la littérature féminine marocaine »
Sarah Kilito
« La représentation du couple dans deux romans marocains (Nouzha Fassi et Badia Hadj Nasser) »
dans « Féminin/Masculin » 3. Couples en création. CRTH
« Ce sont des relations « remplaçantes » afin d’oublier l’Amour, Yasmina le constate elle-même.Ce qui rend possible s ces relations, c’est que Yasmina sait qu’elles vont tomber dans le vide. »
« Je parle très vite, la tête baissée, en contemplant les tâches grasses sur le trottoir :-Je ne suis pas disponible. J’ajoute avec un lyrisme que je trouve odieux : -Je me souviendrai de toi.
Je suis fière. Je m’en suis bien tirée. Je m’étais imposée une interdiction et je m’y suis tenue.
Est-ce à cause de cette interdiction que j’ai pu m’attacher à elle toute une nuit ?Sans cette interdiction je ne l’aurais pas autant aimée. »
3 Citations du roman Le voile mis à nu
.
Annie Devergnas-Dieumegard
C’est dans la description des parfums floraux que l’on peut le mieux déceler une touche féminine : les femmes y surpassent nettement les écrivains masculins.
Badia Hadj Nasser en particulier, dans Le Voile mis à nu, analyse les effets olfactifs de différentes fleurs, dans une page qui n’est pas sans rappeler la prose poétique de Colette :
« Le long des maisons, l’odeur des buissons de jasmin nous surprenait parce qu’elle embaumait brusquement l’air tout entier. Par contre, nous pouvions longtemps à l’avance reconnaître le parfum douceâtre et alangui des belles de nuit. Il nous parvenait par vagues épaisses, avant que nous ne les découvrions, débordant le mur. Nous étions envahis, pris dans le tourbillon odorant, dès que nous apercevions leur foisonnement de fleurs ténues et de feuilles. Les chauves-souris nous frôlaient presque dans leur vol. »
« Chiens errants et arganiers » ed. L’Harmattan
Annie Devergnas-Dieumegard
L’amant dit à la narratrice du Voile mis à nu de Badia Hadj Nasser : « Tu es la figue et le figuier. Tu es au cœur de la figue, la succulence, le miel. »
En observant une mouche, l’héroïne du Voile mis à nu, de Badia Hadj Nasser, intègre quant à elle la condition de l’insecte : « Je suis cette mouche, que je regarde, et qui se cogne contre la vitre. »